Parcours d’un kinésithérapeute vers l’ostéopathie

Dans un contexte où les pratiques de santé évoluent et se complètent, de plus en plus de professionnels choisissent d’enrichir leurs compétences par des formations complémentaires. C’est le cas d’Anthony Robert, étudiant en 3ème année de formation professionnelle au sein du CSO Paris, et kinésithérapeute de formation dans le milieu sportif. 

Engagé dans le milieu du sport professionnel, il a progressivement été amené à questionner ses pratiques et à élargir son champ d’intervention. Entre exigences de performance, remise en question des idées reçues et recherche constante d’efficacité dans la prise en charge des patients, son parcours illustre une volonté forte d’évolution et d’adaptation.

Dans ce témoignage, Anthony Robert revient sur son parcours, ses motivations à intégrer le CSO Paris, ainsi que sur les apports concrets de l’ostéopathie dans sa pratique quotidienne.

  • Quelle est votre formation initiale ?

Je suis kinésithérapeute diplômé d’ASSAS et je me suis spécialisé en kinésithérapie du sport avec un Master 2 à l’Université d’Australie du Sud.

  • Qu’est ce qui vous a motivé à entreprendre une formation en ostéopathie au CSO ?

Après plusieurs années à explorer différents domaines de la kinésithérapie, je me suis spécialisé dans la kinésithérapie du sport et je travaille dans un club de rugby professionnel. 

Si dans le domaine de la santé nous avons une obligation de moyens sans obligation de résultats, dans le sport professionnel le résultat n’est pas suffisant, il faut un résultat rapidement et continuellement.

Avant de travailler dans le sport professionnel, je n’avais pas de préjugé sur l’ostéopathie, je ne m’y intéressais pas. J’avais par contre bien vu passer les nombreux messages de l’ordre des kinésithérapeutes en défaveur de l’ostéopathie, ce qui a renforcé mon idée qu’il n’y avait pas d’intérêt à s’intéresser à l’ostéopathie.

Une fois que j’ai commencé ma carrière dans le sport professionnel, chaque club ayant ses ostéopathes, j’ai été forcé de constater les résultats de l’ostéopathie.

J’ai choisi le CSO parce que l’établissement enseigne tous les champs de l’ostéopathie (ce qui n’est pas le cas de toutes les écoles). J’ai aussi choisi le CSO car il possède une bonne réputation avec des enseignants venant de toute la France, et aussi parce que le CSO proposait un échange avec une école anglaise.

  • Comment parvenez-vous à concilier votre activité professionnelle et la formation à temps partiel au CSO ?

J’arrive à concilier mon activité professionnelle à la formation car je suis organisé et que le CSO nous donne une bonne visibilité à la fois sur les dates d’examens et sur les compétences attendues.

Évidemment la première année est la plus difficile en ce sens qu’il faut établir sa routine et appréhender de nouveaux concepts et de nouvelles méthodes.

Mais avec un travail régulier il n’y a pas de surprise, d’autant que l’équipe pédagogique est disponible, à l’écoute et se laisse la possibilité d’aménager certains cours s’il y a besoin de revoir certains points à la demande de la promotion.

  • En quoi la formation en ostéopathie enrichit-elle déjà votre pratique professionnelle actuelle ?

Je suis actuellement en fin de 3ème année et je suis très loin de posséder la maîtrise de nos enseignants.

Cela dit, même si un ostéopathe confirmé aura de meilleurs résultats en moins de temps, j’ai déjà des retours positifs, en consultation, qui témoignent d’une amélioration dans ma prise en charge, avec de nombreux résultats objectivés.

En plus, d’un meilleur résultat, comparé à ma pratique avant le début de la formation, l’ostéopathie m’a ouvert de nombreux champs d’action que je n’explorais pas du tout dans le passé et par conséquent cela a entraîné une modification de mon raisonnement clinique.

  • Que diriez-vous à un professionnel de santé qui hésite à se lancer dans cette formation en ostéopathie ?

Aux kinésithérapeutes, j’aimerais passer le message qu’après 3 années de formation continue aucun des étudiants pense suffisamment maîtriser l’ostéopathie pour arrêter la formation et se faire l’économie des 2 années restantes. Il n’est donc pas possible de remplacer une formation en ostéopathie avec des formations de thérapie manuelle, de viscérale ou autres qui sont proposées aux kinésithérapeutes. 

J’ai moi-même fait ce raccourci ayant suivi ce type de formations et je me rends compte des différences. Ces formations ont évidemment des bénéfices mais si vous souhaitez prendre en charge un patient à la manière d’un ostéopathe, il n’y a malheureusement pas de raccourci possible.

En ce qui concerne la charge de travail, je peux dire qu’il y a des étudiants de tout âge, avec des situations personnelles variées (enfants en bas âge, famille nombreuse, création de cabinet, etc.) et ces personnes ont d’excellents résultats scolaires, c’est donc possible.

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre formation, notre équipe est à votre disposition !

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